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Transfert, paranoïa, espace social courant, extraordinaire ou ordinaire, imagination sociale

Je vais me mettre à publier sur le Blog. Publier ne veut pas dire écrire comme je l’ai fait et qu’on m’y a aidé dans un premier temps, pour fixer ou cadrer ma pensée. Ce qui implique une relation particulière en mode expression, dans son démarrage. Maintenant le temps est passé, et dans son avancée, des choses se sont passées et ont mûri.

Je veux publier au sens de faire connaître ou de porter à connaissance ce qui peut être utile. Utile à certains mais aussi utile à moi en mode de scène mentale, de pensée et de mode de création. Et d’autant que nous sommes, avec quelques proches, qui me connaissent dans le cours de nous former en groupe pour donner une assise plus large au Blog que dans son départ et son initiative. C’est à l’étude en mode de création. Mais cela actualise la notion de publier, ou de publication et de porter à connaissance. Ce que les moyens d’internet et des nouvelles technologies rendent possibles. Mais qui demande aussi de concevoir un groupe d’affinité, de correspondance, de soutien. Et alors dans son type d’existence, cela permet aussi, dans une pensée qui se donne une assise et une image plus large que les scènes diverses publiques ou d’échanges privés, de concevoir des modèles du fonctionnement mental et des fonctionnements mentaux. Ou encore de donner des images au fonctionnement mental des personnes dans ou suivant leur modèle implicite. Ce qui implique aussi de construire des nouvelles formes de langage adaptées à ces images.

Premier état de fiction et de mise en scène.

Je pense intéressant de mettre à disposition une série de petits articles de réflexions liés à ma pratique et ce qui induit dans le cadre des thérapies ou formations mentales des personnes, qui viennent me consulter ou pour une supervision, une suite d’élaborations et d’approches de mes pensées et recherches sur le fonctionnement mental qui part de la considération de situations. Ces dernières sont des « de visu » ou des face à face que je traite comme tel et qui renvoient au fonctionnement Miroir dans la personne. Encore faut-il que j’explique et que je m’explique sur cette notion. Cette notion est implicitement et officiellement une notion de face à face ou qui se passe en face à face. Elle sert de modèle ou de grand modèle de conception en présence. Elle demande d’imaginer la situation en mode miroir, espace et réalité et le tout assemblé. Et tel que l’espace se trouve implicitement divisé en deux, ou espace de confrontation. Confrontation à une situation et tel que je l’expliquerai à quelqu’un de l’autre côté du Miroir de l’espace. Et tel que ce dernier me localise, me perçoit et me voit, de l’autre côté de la perception de visu immédiate, mais ne comprend pas ce que je dis. Ou encore comme si l’interlocuteur auditeur, dans son mode d’audio-vision immédiate, me voyait mais ne réalisait pas ou pas tout de suite ce qu’il a sous les yeux. Je prie donc de considérer « cette fiction de situation » qui en fait est une réalité ordinaire et de pratique courante, et de bien vouloir la fixer pour considérer ce que je communiquerai par la suite sur cette base mentale.

Mise en scène et espace social courant

Si on prend l’espace social courant comme scène et mise en scène, inconsciente, involontaire, implicite, comme on veut, on peut réutiliser cette vision dans son apport. Il est lui l’objet et le lieu dans ses situations et considérations courantes, d’un fonctionnement en imaginaire propre personnel concernant les personnes, qui leur est relationnel ou lié en mode très personnel. C’est cet imaginaire social mental courant, ses fonctionnements, ces modes de réception,  que je veux tout d’abord examiner et le porter à l’attention « de personnes particulières ». Cet imaginaire social mental courant ou de situations, pour le désigner dans sa globalité, est lié aux personnes de façon particulière. Les liens qu’il constitue et tisse en partie les incluent. Ils les lient à leur façon de percevoir et de concevoir, de façon primaire, native ou de conception peut-on dire, comme des fondements. Il les lie à leur environnement comme des marques ou des choses solide.

Thèse concernant le fonctionnement imaginatif primaire

C’est une première pensée ou thèse que je me suis formée dans ma lecture et prise de confrontation mentale concernant les personnes et leurs situations et sa vision en modèle. Mais aussi en étude et écho dans ma personne. Cela par discipline, par thèse, par attitude et lecture mentale ou considération poursuivie. Cela revient à s’organiser une sorte de « lecteur mental » premier, descripteur.

Le modèle de l’imaginaire mental et en situation je me l’applique donc à moi et en situation. Je me l’applique « comme lecteur », à l’intérieur de la situation. Ce qui permet de construire et constituer une Forme de regard et d’équipement et construit aussi un langage implicite.

A partir de ce regard ainsi constitué, je regarde la personne dans la situation  où elle se trouve, dans son rapport de découverte avec moi ou de présence. Mais aussi, à l’intérieur de l’intérieur peut-on dire, de sa situation, je regarde et observe ce qu’elle communique et me communique de « son monde », son vécu de problèmes, et sa ou ses situations en gros. La personne peut alors dans son ou ses principes de communication et conception partir dans des récits et explications qui ont leur utilité fondamentale, y compris civile et sociale ou encore en conception de contact et de situation. Mais dans la situation où elle se trouve consulter, demander, se faire voir et entendre, en mode de « regard écoute », elle constitue un Miroir bien plus grand que cela, et plus grand que ce qu’elle est en état de concevoir ou d’imaginer. Plus grand y compris que la conscience de la situation présente et de l’actuel. Y compris dans son transfert sur le moment présent. C’est ce rapport en train de se constituer, fixer et imaginer que je veux quelque peu fixer ou considérer dans la situation, bien fixée ou considérée. Et dans l’espace de temps qu’il organise et que la situation produit et organise, et qui dans son implicite mental constitue aussi un déroulement de l’espace du regard et de l’imaginaire dans un espace de vision  et de regard frontal.

Modèle du rapport à l’image et au fait de voir et d’assister

Cet image, cet imaginaire, cette potentielle conscience et lucidité de la situation ou de ce que les situations apportent et ce dont elles sont porteuses, je veux l’examiner avec vous de façon un peu générale. Ce qu’elles apportent en mode de connaissance.  Je le dis avec « Vous » comme lecteur ou correspondant imaginaire ou intéressé, car sans cette supposition fondamentale existentielle, on ne peut pas vraiment imaginer. Ceci pour donner une indication générale sur le fonctionnement de l’esprit qui peut valoir pour tout un chacun. On peut appeler cela, pour le nommer vraiment : De l’autre côté du Miroir des apparences. 

Le rapporté de ce modèle imaginaire, fondamental et premier, qu’il faut pouvoir imaginer, est représenté par le rapport réel et imaginaire de la personne, au Miroir, à son reflet, et à l’image de son image. En tous cas c’est une rencontre mentale et fondamentale première, qui a été bien cadrée, fixée, posée et précisée par le Docteur Lacan dans ce qu’il a appelé : « Le Stade du Miroir », comme stade ou phase déterminante de la structuration de l’enfant dans le temps et le processus de la prise de conscience de son image et de son ou ses entourages. Qui inclue le type d’entourage humain comme « forme de conscience » à quoi il avait affaire. Il se trouve peut-on dire de l’Autre côté de ce miroir mental, là comme présence et témoin.

Cet imaginaire qu’on peut qualifier de scopique comme imaginaire visuel et mental, dans sa généralité, Le Dr Lacan l’a bien fait et dégagé pour ses besoins théoriques et d’élaboration propre du champ de la psychanalyse, de sa consultation, et forme de consultation et théorisation. Il mérite d’être repris et considéré. Ce n’est pas ce que je ferai là, en tous cas pas directement. Je reprends ou prends en compte ces sources d’inspiration, mais dans ma propre recherche et mon besoin de considération je veux considérer ce modèle de conscience et de vision, comme un modèle plus général, implicite et plus étendue. Modèle de l’interposition du Miroir, de la Conscience Miroir, de son imaginaire, et de l’induction par celui-ci au delà de ce qu’on voit et perçoit dans et par son regard, en mode de présence physique. Et bien que ce regard mental physique et situationnel, soit l’équivalent d’une sorte de miroir mental généralisé s’interposant entre soi et les situations perçues comme à l’ordinaire. Et aussi, « vous repoussant de votre côté ». C’est donc vers ce Regard mental généralisé, et la transposition dont il est et fait l’objet, dans nos états de considération et prise de conscience, que je veux amener à considération. Et cela à partir de la prise en considération de ce que j’appellerai : « les fenêtres de Notre esprit ». Ce modèle agit en soi, en dedans et au dehors comme mécanisme interne, ou essentiel. C’est ce qu’il faut fixer pour concevoir.

 

Lucien Kokh, 15-02-2016

Une réponse à Transfert, paranoïa, espace social courant, extraordinaire ou ordinaire, imagination sociale

  1. Ingrid dit :

    Bénéficiaire ce type d’accompagnement, je souhaite approfondir ma compréhension du modèle exposé dans cette introduction, posé comme base, dans le désir d’appréhender la suite de ces communications.
    A la lecture de cet article, je me suis demandée comment imaginer un peu plus la situation en mode miroir et j’ai retranscrit à cet effet des éléments perçus lors de mon expérience dans cet espace thérapeutique et de conception.

    Mode miroir et espace
    Le seuil du cabinet franchi, chacun s’installe à l’intérieur de la pièce dans un fauteuil en face l’un de l’autre, et séparé par un espace vacant.
    Le psychothérapeute rassemble ses feuilles et crayons, et de là où il est, se met à vivre sa présence et son écoute à sa manière de son côté, et peut dessiner ou écrire en même temps, avant même que mes paroles ne se livrent.
    De fait, je me suis trouvée confrontée à mon propre univers avant de prendre la parole, mais sans le réaliser vraiment. Et cette confrontation interne s’est révélée de plus en plus prégnante au fur et à mesure du déroulement des séances, et objet d’investigations aussi.
    Les regards peuvent se croiser ou pas, ne pas se fixer pour ne pas se gêner
    En face je suis en prise avec mon regard interne, avant de parler.Et me voici à la fois en situation de parler à quelqu’un que je ne localise pas vraiment dans ce qu’il fait ou comprend.
    Pour ma part je me retrouve dans l’expression
    « comme si l’interlocuteur auditeur, dans son mode d’audio-vision immédiate, me voyait mais ne réalisait pas ou pas tout de suite ce qu’il a sous les yeux »

    il y a là une présence, et c’est à moi d’exprimer à l’autre, au-delà de la distance qui délimite l’espace de chacun, comment je peux ou je veux ou commencer ce jour -là. Comme c’est à moi de choisir de revenir si je le souhaite.
    Je ne vois pas l’impact direct de mes paroles sur le visage de mon interlocuteur, et les échos qu’il me donnera arriveront dans un second temps, plus tard dans la séance et souvent d’un point de vue inattendu .Si je comprends bien,
    La distance explicite ainsi perçue, la division de l’espace constituent un miroir latent
    Les perceptions engendrées, explicites et implicites, sont la réflexion miroir.
    Espace de miroir latent implicite car dans cet espace ainsi posé, au fil des séances, ressurgissent du lointain, différents mode d’être, sans mots dans l’immédiat ou inexprimables, enfouis depuis longtemps. Et pourtant ils se projetteront en présence et recevront en retour des mots justes, et reconstituant par la suite et « qui laisse chez soi ».

    Mode miroir de deux espaces de réalité aussi en face à face
    Espace de réalité sociale :
    LK habite pleinement et librement son propre espace à lui.
    et c’est un espace inscrit dans la réalité de son lieu, des interactions avec la vie du dehors peuvent arriver, sonnette, téléphone …. LK peut gérer en direct, donner à voir et entendre puis revenir et être profondément présent à la personne écoutée ; il peut aussi donner à voir et entendre sa pratique sur le blog en même temps que l’accompagnement se déroule.
    Il m’est apparu en écrivant ces lignes que tout cela agit comme si cela lui constituait aussi une identification claire et délimitation de son propre. J’ai vivre dans le mien, et exposer à mon tour une situation interne vécue à l’intérieur de mon environnement social. De fait deux réalités aussi face à face et en miroir et je suis resituée de mon côté.

    Espace de réalité corporelle :
    exemple de fonctionnement miroir par le corps : Lors de l’entrée dans l’espace de l’entretien, l’attitude réceptive qui m’accueille lors d’un bonjour/poignée de main, me fait expérimenter en différence de présence, toute la raideur de mon corps contenant un volcan d’émotions , et ce matériau aussi fut pris en compte et devint très signifiant

    Miroir des projections : on se voit on s’entend on se parle et reflets au-de -là
    Le face à face peut devenir comme de profil, en quelque sorte face à un miroir latéral
    J’imagine ce miroir incurvé de type parabolique, qui reçoit, capte et renvoie les ondes ou informations et leur environnement dans de multiples directions
    Sont projetées à l’extérieur de soi des situations, sensations, émotions, pensées présentes en élaboration dans son esprit, dans la tentative de les exposer à un tiers qui nous donnera un retour, souvent étonnant car bien plus large que ce qui est exposé.
    En écho à « c’est un imaginaire social mental courant ou de situations » et le lien avec sa façon de percevoir et de concevoir qui sera travaillée »
    En retour je reçois des images et des paroles ajustées au contenu interne et externe qi se jouent pour moi au cœur des situations ou émotions évoquées .Mon regard s’élargit. Un processus de transformation commence à s’opérer subrepticement alors que je reste au cœur même de mon environnement.
    Comment me représenter la réalité exprimée par de « l’autre côté du miroir» ?
    Cela résonne aussi avec le fait que bien souvent j’ai expérimentée être saisie bien au de là de ce qui était dit et montré….et les retours sont porteur de prise de conscience qui se révèlent fructueuses ensuite

    Et mon imaginaire a poursuivi :
    Et si nous imaginions comme un écran de cinéma à 180 degrés où les spectateurs sont aussi au cœur de la scène, chacun éprouvant des réactions différentes ?
    la scène du film peut se jouer au présent, en retour au passé et en aller et retour dans d’autres environnements de vie et aussi dans cet espace -là présent où de l’histoire oa déjà été partagée ? Les images, le son, la dynamique du mouvement des scènes , le tout ensemble , de multiples points de vue possibles au-delà de l’immédiat aussi
    chaque spectateur pourra reflété ses réactions en retour et intéragir.. …

    En écho en réception de ces lignes,suis dans une bonne représentation du premier état de fiction et de mise en scène à fixer pour la suite ?

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